Service des Relations universitaires


  Etudier au Canada

  1. > Organisation des études au Canada
  2. Demande d'admission dans une université canadienne
  3. Règlement de l'Immigration
  4. Equivalences
  5. Exigences linguistiques
  6. Frais de scolarité
  7. Assurance-santé
  8. Logement
  9. Coût de la vie
  10. Formations à distance
  11. Accords interuniversitaires
  12. Enseignement de l'anglais/français langue seconde
  13. Liste des laboratoires canadiens


1. Organisation des études au Canada

Quelles sont les grandes différences entre les systèmes d'enseignement canadien et français ?

D'abord, si l'on peut parler d'une organisation unifiée à l'échelle nationale en France, il n'en est rien au Canada où la responsabilité en matière d'éducation appartient exclusivement aux dix provinces et aux trois territoires autonomes. En effet, l'acte qui a donné naissance à l'État canadien, l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, a abouti à une répartition stricte des pouvoirs entre niveaux fédéral et provincial. Les gouvernements provinciaux et territoriaux fournissent la majeure partie du financement direct de l'éducation au Canada. L'enseignement postsecondaire, par exemple, reçoit environ les trois quarts de son financement de sources gouvernementales fédérales, provinciales et territoriales, la majeure partie provenant des provinces et territoires. Le reste est obtenu par l'entremise des droits de scolarité, des subventions de recherche, des dons et revenus d'investissements, et des contrats signés avec des entreprises, des industries et des ministères. Il existe aujourd'hui au Canada 13 ministères de l'éducation (http://www.cmec.ca/educmin.stm), avec leurs structures et leurs programmes propres.

La deuxième différence importante entre les deux pays est l'existence de deux langues officielles au Canada : le français et l'anglais. La majorité des francophones se trouvent au Québec, mais d'importantes communautés parlant le français résident également en Ontario, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba. De même, au Québec résident de nombreux anglophones. Au niveau de l'éducation, le bilinguisme se traduit par des cours d'immersion au primaire, par l'apprentissage de la deuxième langue officielle au secondaire, et par l'existence d'établissements d'enseignement supérieur particuliers.

Parmi ces derniers, on distingue :

  • des établissements francophones hors Québec
  • des universités anglophones au Québec
  • des universités bilingues

La troisième différence entre la France et le Canada vient de l'organisation de l'enseignement supérieur. La majorité des établissements d'enseignement supérieur canadiens sont publics. Ils se répartissent en deux grands secteurs : le système universitaire, qui comprend plus de 90 établissements, et le système collégial, avec plus de 200 institutions. Pour simplifier, on peut dire que le système collégial propose des études courtes à orientation professionnelle ou de préparation à l'université, tandis que le système universitaire prépare à des études plus longues, sanctionnées par des grades, comme le Baccalauréat (à ne pas confondre avec son homonyme français...). Seuls certains collèges, situés essentiellement en Colombie-Britannique et en Alberta, sont habilités à décerner des grades. La majorité des collèges décerne des diplômes ou des certificats.

Les jeunes Canadiens doivent en général effectuer douze années de scolarité avant d'accéder à l'enseignement supérieur. Au Québec, ils effectuent une année de moins au secondaire, mais doivent obligatoirement suivre deux années dans un Collège d'Enseignement Général et Professionnel (http://www.meq.gouv.qc.ca/ens-sup/ens-coll/index.htm), (CEGEP), et obtenir un Diplôme d'Etudes Collégiales (DEC) avant d'intégrer un cycle universitaire. Même s'ils fonctionnent comme les autres collèges canadiens, les CEGEP offrent de très nombreux programmes pré-universitaires. En Ontario, le système au niveau secondaire est également particulier : les étudiants doivent réussir les six cours pré-universitaires pour obtenir le DESO (Diplôme d'Études Secondaires de l'Ontario), durant lequel ils obtiennent des Crédits académiques de l'Ontario / Ontario Academic Credits, et entrent ensuite à l'université.

D'une manière générale, l'admission à l'enseignement supérieur est sélective dans tous les établissements. Le diplôme canadien de fin d'études secondaires ne garantit pas une admission automatique à l'enseignement supérieur. Il n'est pas "littéraire" ou "scientifique", comme le baccalauréat en France, mais les élèves peuvent choisir différentes matières de spécialisation. Ces matières de spécialisation et les résultats obtenus sont pris en compte lors de l'admission au collège ou à l'université. Pour accepter un étudiant en premier cycle de biologie par exemple, une université peut exiger du candidat qu'il ait suivi trois cours scientifiques au secondaire, avec une moyenne générale de 75%. Ces exigences varient d'une discipline à l'autre. Les programmes en médecine, art dentaire, physiothérapie, et pharmacie sont contingentés.

De septembre à avril inclus... L'année universitaire canadienne se divise en deux sessions/semesters de 16 semaines, de septembre à décembre (session d'automne) et de janvier à avril (session d'hiver), avec une semaine de repos (appelée " semaine d'étude ", car il s'agit souvent de révisions à mi-session. La plupart des Canadiens commencent leurs études début septembre. A la session d'hiver et pendant l'été (session intensive), tous les programmes ne sont pas forcément proposés.

Une autre particularité de l'enseignement canadien, commune à d'autres pays anglo-saxons, est le système de crédits utilisé pour évaluer les étudiants. Il s'agit d'unités de valeurs correspondant à un nombre d'heures de cours, complétées par du travail personnel, par matière et par session. Un cours hebdomadaire de trois heures durant une session équivalant à trois crédits. L'université ou le collège établit le nombre total de crédits nécessaires pour obtenir un titre (certificat, diplôme ou grade). Certaines matières étant obligatoires et d'autres optionnelles, c'est à l'étudiant de combiner les deux pour obtenir l'ensemble des crédits demandés. Par exemple, pour réussir un Bachelor of Arts (Baccalauréat ès Arts) à la University of Newfoundland, un étudiant canadien devra suivre 40 cours obligatoires, plus 1 à 7 options par session, afin d'accumuler un total de 120 crédits.

Titres proposés par les établissements canadiens :

Diplôme

Année d'études

Crédits

Baccalauréat général/Bachelor *

3 ans

90

Baccalauréat spécialisé/Bachelor of Honors*
1er cycle

4 ans

120

Maîtrise/Master
2è cycle

2 ans**

30 à 45

Doctorat/PhD
3è cycle

3 ans minimum**

variable selon les départements

* équivalent en France à la maîtrise (règle générale)
* * après l'obtention du grade précédent.

Le Baccalauréat/ Bachelor peut être général ou spécialisé, cette dernière option entraînant généralement une année supplémentaire d'études. Le programme de Maîtrise comprend généralement un stage ou un mémoire. Le doctorat demande de suivre des séminaires et cours obligatoires et, bien sûr, de rédiger une thèse. Il est possible qu'un examen pré-doctoral soit imposé par la faculté, un peu plus d'un an après le début du programme de doctorat.

Les disciplines enseignées sont extrêmement nombreuses. Elles reflètent la diversité culturelle et économique des provinces et territoires canadiens : études québécoises (Université du Québec à Trois-Rivières), North American Native Studies/Etudes des autochtones nord-américains (University of Regina), sylviculture (Université du Québec à Rimouski), Engineering in fire fighting/Génie de la prévention des incendies (University of British Columbia), horticulture (Nova Scotia Agricultural College), etc.


Suite > 2. Demande d'admission dans une Université canadienne

Version Anglaise

 
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